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Histoire

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HISTOIRE de CHÂTEAU-THEBAUD ...

Le toponyme « CASTRUM THEOBALDI » paraît en 1201, lors de la fondation de l'abbaye de Villeneuve, située actuellement sur la commune des Sorinières, par la Duchesse Constance de Bretagne. Le lieu-dit Château-Thébaud est donc antérieur à 1201. Plusieurs hypothèses pourraient expliquer ce nom :

Un seigneur Thébaud dont ne subsisterait que le patronyme, aurait vécu en cet endroit à une période reculée, peut-être mérovingienne, mais aucun écrit ne vient confirmer cette thèse.

Une autre explication s'appuie sur la situation géographique du village : une rivière encaissée entre deux vallons (La carrière de Caffineau n'existe que depuis le début du XXème siècle) avec une tour en surplomb, d'où Castrum et Théobaldi qui signifie près de Dieu.

L'emplacement de la tour est indiqué sur le cadastre napoléonien de 1830, la mairie se trouve à l'emplacement du lieu-dit « bénéfice de la tour ». Un autre lieu-dit, placé celui-là au centre du bourg : l'Aire de la salle, indique une construction mérovingienne fortifiée, bâtie à l'emplacement d'un site gallo-romain.

Mais la découverte de haches polies du néolithique, nous plonge dans la nuit des temps en nous faisant faire un bon de 4000 ans dans le passé. Ces armes furent découvertes tout près du site de St Gabriel. Le choix d'un nom d'archange pour désigner un lieu, telle la butte de St Gabriel, est également l'indication d'un habitat préhistorique qui va se perpétuer au fil du temps. Au XIXème siècle un archéologue, Charles Marionneau, y découvrira une villa gallo-romaine de grande importance. Outre l'Aire de la Salle, un troisième site gallo-romain a été répertorié au Petit Douet sur notre commune.

Le moyen âge laissera de nombreux vestiges sur la commune, la Templerie en est un des plus remarquables. Elle dépendait de la commanderie de Clisson. Dans le bourg, rue de l'abbé Ménardeau le promeneur peut admirer une tour du XVème siècle qui jouxte l'ancien presbytère.

Le château de la Bourdinière est également un haut lieu médiéval dont l'importance était reconnue ; ses seigneurs avaient droit de lisière, de banc et enfeu. Ils étaient alliés à la seigneurie de la Templerie. Le prieuré St Thomas relevait de L'abbaye de St-Jouin de la Marne, près de Thouars. Il percevait la dîme sur toutes les cultures fruitières. Au début du XVIIIsiècle l'armateur Guillaume Grou, va acquérir le vieux manoir de la Placelière pour en faire la « folie nantaise » que l'on connaît.

Le passé négrier de notre région marquera durablement de son empreinte notre commune, ainsi François Valéry qui fit planter ces essences exotiques en provenance de l'île Maurice dans le parc du Rafflay. A la veille de la révolution française un conflit va opposer les paroissiens de Château-Thébaud : le choix de l'église. Celle de la paroisse, St Martin, est située au centre du cimetière trop excentré par rapport au bourg. La vétusté de l'église ainsi que celle de la cure qui lui est adossée, amène le recteur à demander l'élévation de la Chapelle St Vincent, située au centre du bourg près du lieu dit de la Tour, église paroissiale.

S'en suivra un procès qui donnera raison aux « amis de St Martin » (qui soutiennent les Blancs). Mais à la fin de la révolution l'état de délabrement de celle-ci amènera à choisir St Vincent (dont les amis soutiennent les Bleus).

La révolution va notablement affecter notre commune. Nous avons relevé la trace d'exécution dans les registres de l'état-civil. Au désastre humain s'ajoute également les dégradations commises sur le patrimoine architectural, la Bourdinnière sera détruite en partie : une tour va disparaître, la Templerie sera brûlée, le blason au fronton du portail d'entrée de cette maison, porte les traces des coups de marteau chargés de le faire disparaître. La Placelière sera incendiée et la Blanchetrie subira aussi des dégâts.

L'abbé Agaisse, desservant de la commune, ira se réfugier dans une profonde cachette dans la Chauvinière, mais il restera actif et usera de tout son talent de négociateur pour obtenir plusieurs remises d'armes à l'issue d'entretiens discrets avec le général Hoche. A la fin de cette période tourmentée il achètera à l'armée napoléonienne, cantonnée place Viarme à Nantes, deux cloches qui seront installées dans le nouveau clocher de l'église St Vincent. Nommé curé de la paroisse en 1803, il s'éteindra dans son logis du St Thomas le 8 janvier 1850.

La commune sera occupée lors de la seconde guerre mondiale. Le moulin Chupin n'ayant plus de toiture servira de guet à l'armée allemande. De mauvaises langues diront « qu'heureusement qu'un muret de pierre en ceignait le sommet ! » car les représentants de l'armée d'occupation, abusant parfois de muscadet, auraient pu moultes fois tomber d'en haut.

Monuments locaux :

  • Vestiges du manoir de la commanderie de la templerie (XIII ème)
  • Manoir de la Bourdinière (XVème)
  • Manoir de la Placelière (XVIIIème)
  • Manoir de Bel Abord (XIXème)
  • La tour du Presbytère (1576)
  • L'église Saint Martin (XIXème).


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